Sortie: 29 novembre 2006 Prix: 19,99€ Label: Wasabi records
Tracklist:
1: Someday when you love someone (anthem version) 2: Universe is ... 3: Hope of an ugly ducklin' 4: The story of two daughters 5: Awakening (open your eyes) 6: Cocoro 7: HUMANITARIAN 8: So sad so bad 9: A flower blooming under tenderness 10: Warmth (listen for the love) 11: Why do i sing 12: Cosy place 13: Remember the kiss (world edition) 14: Music , like a prayer
Kokia nous avait laissé un souvenir très fort lors de sa venue pour son concert à l'Espace Saint Martin, à l'occasion de la sortie de son single Ai no Melody / Chouwa oto ~with reflection~ qui servait de génériques de début et de fin au film Gin-iro no kami no Agito et à l'importation de son best of Pearl - the best collection. C'est donc non sans impatience que son prochain album était attendu car Kokia tout d'abord c'est une voix, voix unique qui jongle entre les styles. Donc à quoi pouvions nous nous attendre suite à la rupture avec sa maison de disque Victor Entertainment ? Faisant donc suite à cela, Ai ga kikoeru arrive en France en exclusivité, car même au Japon cet album n'est pas encore disponible, faute de distributeur. Alors, alors, alors ? ... Dès la première chanson Someday when you love someone, l'album commence doucement avec quelques sons au loin d'un clocher auxquels s'agrémentent quelques vocalises d'un chœur. Kokia se lance alors dans le chant: voix posée mais prenante, nous retrouvons vite l'ambiance enchanteresque qui nous rend léger et donne envie de partir loin, si loin. L'introduction pour cet album scie donc à ravir et nous nous retrouvons rapidement presque dans une ambiance d'un oratorio, sans que le texte et le contexte y soient religieux. Kokia arrive encore à nous surprendre avec ce type de chanson. Ensuite, la chanteuse aux pieds nus revient avec des chansons aux intonations plus habituelles comme sur A universe is..., Awakening ~open your eyes~, A flower blooming under tenderness où sa voix transcende notre organe auditif et nous remplit de frissons. Ses montées et variations à la manière d'une Lisa Gerrard (ex-chanteuse de Dead Can Dance) font toujours mouche : une sensation de bien-être pourra vous traverser le corps à l'écoute de l'une de ses chansons et c'est bien là l'essentiel. Avec why do I sing ou cosy place, l'émotion y est moindre par contre, et cela même si les musiques et chants y sont beaux et plaisants. On aurait pu attendre quelque chose de plus fort, surtout avec why do I sing dont le titre est plutôt fort, surtout pour quelqu'un comme Kokia. En parallèle, l'artiste aime aussi revenir sur des sonorités plus traditionnelles et plus anciennes avec The story of two daughters ou bien cocoro, vraiment réussies et qui montrent encore une fois qu'elle est capable de faire ressentir bien des émotions. Après son petit éléphant rose Kokia "s'attaque" à un canard avec Hope of an ugly ducklin', dans une chanson encore une fois jouant sur l'humour et la bonne humeur : cette mélodie devrait faire mouche pour faire participer un public en concert. Le petit canard que l'on entend en fond fait très mignon (interprété par ses propres soins !), accompagné par un son de synthétiseur, une guitare et des djembés. HUMANITARIAN fait office d'extra-terrestre sur l'album avec ses sonorités très pop et malheureusement ne dégage pas grand chose, à part la sensation d'être fade. Fort heureusement la chanteuse se rattrape juste après avec une chanson pop, so sad so bad, possédant une rythmique très entraînante et là, difficile de ne pas être touché et envoûté ! S'il y avait bien une musique que l'on attendait, c'était cette fameuse chanson inédite et reprise rien que pour nous : Remember the kiss ~ world edition ~. Cette chanson en avait fait pleurer quelques-un(e)s lors de son précédent concert en France. Le choix d'interpréter cet "hymne" si fort en anglais peut surprendre. Il ne faudrait pas que Kokia ne s'occidentalise de trop. Mais bon, le chant reste toujours aussi beau et vu le reste de l'album, on peut rester confiant sur le fait de retrouver la chanteuse aussi nature qu'elle sait l'être. N'oublions pas de noter que toutes les chansons ont été écrites et composées par Kokia elle-même. Conclusion : Kokia, c'est cette bouffée de gaieté et de joie que l'on devrait s'imposer au petit matin lorsque cela ne va pas. Et même si elle joue sur des thèmes plus tristes, on en revient toujours à une note optimiste. Et au delà de la (peut-être trop) forte présence de ballades, Kokia revient encore une fois nous surprendre avec quelques chansons dont elle seule a le secret, donc vivement au concert ! Et puis cet album reste un beau cadeau pour les français, privilégiés pour une fois ! 70 minutes le tout dans un coffret travaillé (comme auparavant) de la part de Wasabi Records, le résultat est quand même très convainquant : - un poster (presque format A3) contenant au dos les traductions en français et en anglais - une box cartonnée pour le CD - un livret contenant photos et les paroles en rômaji (transcription dans l'alphabet romain du japonais). Bref, tout ce qu'il faut pour une version française digne de ce nom. On pourra juste regretter la traduction des titres en anglais, pourquoi ne pas les laisser en rômaji ? Mais bon, ceci n'est que chipotage et nous ne pouvons qu'encourager Wasabi Records à continuer de la sorte. |